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Le cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé : le cadre de référence pour la communication dématérialisée

L’arrivée du numérique de santé impose aux professionnels de santé de communiquer et de partager les informations de santé. Ces informations relèvent autant de la prise en charge des patients que de la nécessaire gestion administrative du système. Pour que cette communication dématérialisée soit possible, il faut que tous les acteurs et surtout, tous leurs systèmes d’information parlent le même langage. Ce langage s’impose en matière informatique et sémantique. C’est l’interopérabilité des systèmes d’information de santé.
Le CI-SIS, c’est quoi exactement ?

Cette interopérabilité se traduit concrètement au sein d’un cadre d’interopérabilité. C’est un ensemble de référentiels qui s’applique à tous les acteurs de la e-santé de façon à ce que les données de Santé puissent efficacement être échangées et partagées de manière dématérialisée.

« La mission première de l’ASIP Santé, au travers du cadre d’interopérabilité, est de créer des conditions favorables à l’essor de la e-santé tout en garantissant les conditions de sécurité face aux menaces et aux risques d’atteinte aux informations conservées sous forme électronique ».

Une structure, 3 niveaux d’informations

Le cadre d’interopérabilité se décompose en 3 couches :

Les contenus d’abord de manière à classer ensemble les différents types d’informations médicales : sémantique, syntaxe et format des contenus partagés ou échangés, ressources terminologiques incluses.

Sous la forme d’un document électronique et standardisé (CDA R2), les données sont présentées de sorte que les informations soient les plus exhaustives et authentifiables pour le lecteur. L’en-tête et le corps du document indissociables l’un de l’autre offre une parfaite identification de l’auteur, du responsable-signataire ainsi que de l’organisation émettrice.

Le corps du document peut intégrer des images, du texte brut ou tout autre document indispensable à la constitution du dossier du patient.

Un outil spécifique « testContenuCDA » permet de vérifier de la conformité du document électronique.

Viennent ensuite les services : quelles modalités d’échanges et de partage doit-on mettre en place pour communiquer les contenus avec efficacité et en toute sécurité, sémantique et syntaxe des services interopérables ainsi que leurs règles d’utilisation.

Les documents de santé électronique sont transmis à partir d’un système de métadonnées permettant leur indexation, leur classement et leur recherche. Cette transmission suit des règles précises d’utilisation

Dérivant majoritairement du standard CDA, chaque métadonnée correspond à un type d’informations précises telles que :

  • Identifiant du patient, obligatoire pour le partage du document de santé
  • Actes médicaux réalisés
  • Le diagnostic de pathologie
  • Le type de document
  • La profession ou spécialité de l’auteur

L’accès à l’information se fait grâce à un système de partage de documents qui croisent les caractéristiques de l’utilisateur avec celles des informations qui lui sont accessibles.

La dernière couche concerne précisément le transport des données dont la réalité est à la fois virtuelle et pleinement matérielle. Elle fixe les protocoles d’interconnexion et d’acheminement de l’information

Cette spécification détermine les protocoles d’interconnexion et d’acheminement de l’information du CI-SIS. Chaque profil d’utilisateur est vérifié et autorisé à accéder aux documents électroniques grâce à un Vecteur d’Identification et d’Habilitation Formelle (VIHF).

 

Un cadre évolutif

Le cadre d’interopérabilité est conçu en concertation avec l’ensemble des parties prenantes de l’interopérabilité des domaines sanitaire et médico-social en fonction des besoins d’interopérabilité remontés par les acteurs via un formulaire d’expression de besoins d’interopérabilité.

Cette gouvernance qui associe les acteurs du système de santé permet de faire évoluer le cadre d’interopérabilité et de l’adapter aux demandes et pratiques des professionnels de santé. Les différents acteurs sont ainsi impliqués pour détecter et choisir les évolutions du cadre d’interopérabilité et de proposer un référentiel centré sur les usages. Y a-t-il un nouveau métier qui se distingue sur le terrain ? Le comité d’instruction analyse les usages réels pour déterminer si un ajout ou une modification du cadre d’interopérabilité est nécessaire. Ces changements s’appliquent ensuite à l’ensemble des acteurs de la e-Santé.

 

Pour plus d’informations

Retrouvez l’ensemble des documents et outils du référentiel.

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2017-07-28T14:22:12+00:00 11 juillet 2017|Catégories : Fiches thématiques, Interopérabilité|

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